J'ai 23 et suis mère de 2 enfants, 2 ans 1/2 et 15 mois. En 2011, à ma deuxième grossesse, j'ai devéloppé de l'anorexie nerveuse. Cela s'est produit très progessivement. Je ne mangeais pratiquement plus, je faisais énormément d'exercice de façon extrème, je me suis fait vormir quelques fois. Quand j'ai accouché, les choses ont empiré car j'étais très faible mais incapable de manger, incapable de pouvoir sentir de la nourriture en moi. Je me voyais énorme.
J'ai fait une dépression postpartum. J'ai voulu chercher de l'aide, car je n'étais plus en mesure de prendre soin de mes enfants, c'est moi-même qui me suis rendue compte que j'avais un problème. J'avais des pensées suicidaires car je ne pouvais plus rester dans cette situation. J'entendais des voix qui me disaient de me tuer, que je ne pouvais pas vivre, que je ne méritais pas mes enfants.
Plus les jours avançaient, plus ça empirait dû à mon anxiété. J'ai fait des crises de boulimie. Des heures et des heures à manger tout ce que je pouvais et après pleurer car je pensias ne pas avoir le droit de manger, mais mon corps réclamait mais ma tête me punissait. Plusieurs mois ont suivi et j'ai pu recevoir de l'aide à l'hôpital Douglas, qui malheureusement ne peut pas s'occupé de beaucoup de cas de troubles alimentaires. Mais grâce à eux, j'ai pu faire des thérapies et avoir une meilleure qualité de vie.
Malheureusement, le trouble alimentaire est tabou, on juge beaucoup les personnes qui sont atteintes de cette maladie.
Ils nous prennent comme superficiels. Juger les autres est trop facile. Notre cerveau déforme notre réalité. On ne se voit pas comme les autres nous voient. On a toujours une fixiation sur nous et ce qu'on mange. On compte les calories, regardes les % de matières grasses. Notre nourriture et notre poids nous envahissent.
Il y a beaucoup de pressions sur les femmes aujourd'hui et les médias nous aident pas.
Un trop grands nombre de personnes meurent à cause de cette maladie, par manque de ressources. On ne devrait à être sur une liste d'attente quand il est question de pouvoir être capable de manger, car manger c'est comme respirer, c'est vital.

Jennifer (Chateauguay)