Bonjour,

Je suis une femme de 22 ans qui souffre de TAG sévère. Je suis née anxieuse. Enfant, je voyais une psychologue, car j’avais peur qu’il arrive quelque chose à mes parents, que je sois abandonnée, qu’on me kidnappe, j’avais peur de la gastro, etc. Dans ma famille, il y a beaucoup de personnes anxieuses. Mon arrière-grand-mère faisait des dépressions nerveuses, ma grand-mère est anxieuse et a fait une dépression, mon grand-père fait des crises de panique, ma tante fait des dépressions nerveuses, etc.

À l’âge de 14 ans, j’étais tellement angoissée, je n’étais plus capable de manger ni de sortir de chez moi. Je suis allée voir un psychiatre qui m’a mise sous Effexor. Petit à petit, j’ai pu sortir de chez moi, mais je n’ai jamais été bien. La psychiatre m’a bourrée de médicaments, Effexor + lithium au total 300 mg. Après 7 ans, je voulais arrêter cette médication. Je l’ai donc arrêté graduellement avec cette psychiatre en question. (Cela m’a pris 2 ans) Lorsque j’étais à 75 mg, les angoisses étaient toujours aussi fortes et j’ai commencé à ne plus voir la lumière au bout du tunnel. Je pleurais chaque jour, j’étais anxieuse au plus haut point. Je ne faisais plus rien du tout. (J’habite toujours chez mes parents) Je voyais tout comme une montagne, j’avais de la misère à simplement prendre une douche, manger était un énorme défi, tout me levait le cœur. J’ai enduré ça 1 1/2 an après mes études comme éducatrice spécialisée, je ne me sentais pas apte à aller travailler et je ne l’étais pas.

Par la suite, je suis allée voir mon médecin de famille au lieu de cette psychiatre qui ne m’écoutait pas, j’ai commencé à prendre Paroxétine (copie de Paxil) et petit à petit, je commençais à aller mieux. À 40 mg, j’allais beaucoup mieux, je ne pleurais plus tous les jours, je sortais, je mangeais, etc.

Donc j’ai commencé un travail comme éducatrice spécialisée dans une école en avril jusqu’en juin. Cela s’est bien passé, mais il m’est arrivé de ressentir la panique qui voulait recommencer; pas aussi intense, mais assez pour que j’aie très peur de retomber. Là, je ne travaille pas l’été et j’angoisse à nouveau; pas autant, mais quand même.

J’ai essayé plusieurs psy, mais aucun ne m’a vraiment aidée, seules la médication, l’écriture, une routine saine et ma famille m’ont aidée.

Voilà où j’en suis.

Jeune fille (Québec)